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La route des Pierres Dorées : le Beaujolais couleur miel en une journée

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Sept villages de pierre dorée au nord de Lyon, d'Oingt à Chessy-les-Mines : la boucle d'une journée dans le Beaujolais des Pierres Dorées, avec carte, accès et conseils de terrain.

À une quarantaine de minutes au nord-ouest de Lyon, le paysage change de couleur. Les toits restent les mêmes, les vignes aussi, mais les murs passent au jaune : un jaune miel, parfois rosé le soir, qui donne son nom à tout un secteur du sud du Beaujolais, les Pierres Dorées. Ce n’est pas une image de brochure, c’est de la géologie. Le calcaire local contient de l’oxyde de fer, et c’est lui qui teinte la roche. Taillée, montée en mur, exposée deux siècles à la pluie, elle prend cette couleur chaude qu’on retrouve d’un village à l’autre sur une trentaine de communes.

La bonne façon de découvrir le secteur n’est pas de choisir un village mais d’en enchaîner plusieurs, parce que la pierre se lit dans la répétition : la même roche, traitée différemment selon qu’on bâtit une église, une grange ou un mur de vigne. Ce qui suit est une boucle possible pour une journée, dans l’ordre où on la fait en roulant, du village le plus connu jusqu’aux collines de cuivre du retour. Un dimanche d’automne, quand la vigne vire au rouge et que la lumière rase les murs, c’est probablement le meilleur moment de l’année pour la faire.

Les étapes ci-dessous sont géolocalisées. Cliquez sur « Sur la carte » pour situer un lieu, ou sur « Y aller » pour lancer l’itinéraire depuis votre position.

7 étapes géolocalisées. Cliquez sur un point pour le détail.

  1. Village d'Oingt

    Le village le plus connu du secteur, et le seul du Beaujolais à figurer parmi les Plus Beaux Villages de France. Il est perché sur une butte, entièrement bâti dans le calcaire ocre local, et le cœur ancien se parcourt à pied : une porte fortifiée, des ruelles qui montent, l'église en haut et la tour qui domine les vignes.

    Laissez la voiture en bas et montez à pied. Les rues du bourg sont étroites, en pente, et pavées.

    De l'ordre de 35 km depuis Lyon, environ 45 minutes de route par le nord-ouest. En train, le TER remonte la vallée d'Azergues, mais il faut ensuite une voiture ou un vélo pour passer d'un village à l'autre.

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  2. Château de Bagnols

    En redescendant d'Oingt vers l'est, la silhouette du château de Bagnols apparaît au-dessus des vignes, avec ses tours et ses douves sèches. C'est une propriété privée : on ne s'y promène pas comme dans un monument public. Le village de Bagnols, lui, se traverse librement, et c'est de ses abords qu'on a la meilleure vue sur l'ensemble.

    Ne comptez pas sur une visite libre du château. Renseignez-vous sur place si vous voulez savoir ce qui est accessible au moment de votre passage.

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  3. Theizé

    Un village étalé en plusieurs hameaux sur un versant de vignes, plus discret qu'Oingt et beaucoup moins fréquenté. On y voit très bien ce que la pierre dorée donne à petite échelle : murs de clôture, granges, escaliers extérieurs, encadrements de fenêtre. Un château et une vieille église occupent la terrasse qui domine le vignoble.

    Le repère marque le centre de la commune, pas une adresse précise : le village est dispersé, prévoyez de rouler un peu entre les hameaux.

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  4. Ternand

    Un ancien village fortifié posé sur un éperon, à l'ouest du secteur. Il reste des pans de remparts, une porte, et un bourg minuscule qu'on traverse en un quart d'heure. L'église conserve des éléments bien plus anciens que le reste du village. Depuis le haut, la vue porte sur la vallée d'Azergues et les premiers reliefs du Beaujolais vert.

    Le repère marque le centre de la commune. Le stationnement est limité en haut du bourg : mieux vaut se garer en contrebas et finir à pied.

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  5. Chamelet

    Un bourg de fond de vallée, au bord de l'Azergues, avec de vieilles halles au centre et des maisons serrées le long d'une rue montante. C'est l'étape la plus au nord de la boucle, et celle où la pierre dorée commence à se mélanger à des pierres plus grises : on sort doucement du secteur ocre.

    Le repère marque le centre de la commune. Le bourg est petit, tout se fait à pied une fois garé.

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  6. Château de Châtillon-d'Azergues

    Sur le chemin du retour, une forteresse plantée sur un promontoire rocheux au-dessus du village et de la rivière. On la voit très bien depuis la route, et c'est déjà beaucoup : la position explique à elle seule pourquoi on a bâti là. Une chapelle ancienne se tient à côté du château.

    Le site est privé. Regardez-le depuis le village ou depuis la route, et vérifiez sur place ce qui est ouvert le jour de votre passage.

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  7. Chessy-les-Mines

    Le nom de la commune dit l'essentiel : on a extrait du minerai de cuivre dans ces collines. Les minéraux de Chessy sont connus des collectionneurs, au point qu'une variété d'azurite a hérité du nom d'usage de chessylite. Le village lui-même reste un bourg de pierre dorée, dernière étape avant de redescendre sur Lyon.

    Le repère marque le centre de la commune. Ne partez pas du principe que les anciennes installations minières se visitent : renseignez-vous avant.

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1. Oingt, le village qu’on garde en tête

C’est le plus connu du secteur, et le seul village du Beaujolais à figurer parmi les Plus Beaux Villages de France. Il est perché sur une butte, au milieu des vignes, et il est entièrement bâti dans le calcaire ocre : porte fortifiée, ruelles en pente, église en haut, et la tour qui domine tout le reste.

Le conseil pratique est simple : laissez la voiture en bas et montez à pied. Les rues du bourg sont étroites, pavées et en côte, et de toute façon Oingt se visite en marchant. Comptez une bonne heure pour en faire le tour sans se presser, davantage si vous vous arrêtez dans les ateliers et les boutiques d’artisans qui occupent une partie des maisons du haut.

Un mot d’honnêteté : c’est aussi le village le plus fréquenté de la boucle. Si vous y arrivez en milieu de journée un dimanche d’été, vous ne serez pas seul. C’est une raison de plus pour commencer par lui et garder le reste de la journée pour des villages plus calmes.


2. Le château de Bagnols, vu depuis les vignes

On redescend d’Oingt vers l’est et la silhouette du château de Bagnols apparaît au-dessus du vignoble, avec ses tours et ses douves sèches. C’est une propriété privée : ne comptez pas y déambuler comme dans un monument public, et méfiez-vous des itinéraires qui laissent croire le contraire.

Ce n’est pas gênant, parce que l’intérêt est d’abord dans la vue d’ensemble. Le village de Bagnols, lui, se traverse librement, et c’est de ses abords qu’on comprend le mieux l’implantation : une forteresse posée sur une bosse, la vigne tout autour, et rien qui vienne casser la ligne. Si vous voulez savoir ce qui est accessible le jour de votre passage, renseignez-vous sur place plutôt que de vous fier à une page web.


3. Theizé, la pierre à petite échelle

Theizé est l’exemple type du village des Pierres Dorées qu’on traverse sans le savoir : étalé en plusieurs hameaux sur un versant de vignes, plus discret qu’Oingt, beaucoup moins fréquenté. C’est justement là qu’on voit le mieux ce que la pierre dorée donne au quotidien, en dehors des monuments : murs de clôture, granges, escaliers extérieurs, encadrements de fenêtre. Un château et une vieille église occupent la terrasse qui domine le vignoble.

Le repère sur la carte marque le centre de la commune, pas une adresse précise. C’est important ici : le village est dispersé, et il faut rouler un peu entre les hameaux. Prévoyez de vous arrêter deux fois plutôt qu’une.


4. Ternand, l’ancien village fortifié

Cap à l’ouest. Ternand est posé sur un éperon, à l’écart des routes passantes, et c’est un tout autre registre : ici, ce n’est plus la vigne qui domine mais la défense. Il reste des pans de remparts, une porte, et un bourg minuscule qu’on traverse en un quart d’heure. L’église conserve des éléments bien plus anciens que le reste du village.

Depuis le haut, la vue porte sur la vallée d’Azergues et sur les premiers reliefs du Beaujolais vert, plus boisés, plus fermés. On sent qu’on quitte le pays des vignes.

Le repère marque le centre de la commune. Le stationnement est limité en haut du bourg : mieux vaut se garer en contrebas et finir à pied, ce qui prend trois minutes.


5. Chamelet, au bord de l’Azergues

Chamelet est un bourg de fond de vallée, au bord de la rivière, avec de vieilles halles au centre et des maisons serrées le long d’une rue montante. C’est l’étape la plus au nord de la boucle, et celle où le sujet change discrètement : la pierre dorée commence à se mélanger à des pierres plus grises, on sort du secteur ocre.

C’est un bon endroit pour faire une pause au milieu de la journée, précisément parce qu’il ne se passe rien. Là encore, le repère marque le centre de la commune, et le bourg se fait entièrement à pied une fois la voiture garée.


6. Le château de Châtillon-d’Azergues, sur le chemin du retour

On redescend la vallée vers Lyon et une forteresse apparaît, plantée sur un promontoire rocheux au-dessus du village et de la rivière. On la voit très bien depuis la route, et c’est déjà beaucoup : la position explique à elle seule pourquoi on a bâti là plutôt qu’ailleurs. Une chapelle ancienne se tient à côté du château.

Le site est privé. Regardez-le depuis le village ou depuis la route, et vérifiez sur place ce qui est ouvert le jour de votre passage plutôt que de faire le détour à l’aveugle.


7. Chessy-les-Mines, la couleur d’en dessous

Dernière étape avant Lyon, et la plus inattendue. Le nom de la commune dit l’essentiel : on a extrait du minerai de cuivre dans ces collines. Les minéraux de Chessy sont connus des collectionneurs, au point qu’une variété d’azurite a hérité du nom d’usage de chessylite.

C’est une bonne façon de finir la journée, parce que ça referme le sujet : la couleur des murs vient du fer contenu dans le calcaire, et sous ce même calcaire il y avait du cuivre. Toute la boucle tient dans la géologie locale.

Le repère marque le centre de la commune. Ne partez pas du principe que les anciennes installations minières se visitent : renseignez-vous avant de vous déplacer pour ça.


Y aller depuis Lyon, en voiture ou en train

En voiture, comptez de l’ordre de 35 km et environ 45 minutes depuis Lyon jusqu’au cœur du secteur, par le nord-ouest. C’est de loin la solution la plus simple : les sept étapes ci-dessus sont dispersées sur une vingtaine de kilomètres, et l’intérêt de la journée tient justement à l’enchaînement.

En train, c’est partiellement faisable. Le TER remonte la vallée d’Azergues et dessert plusieurs points du secteur. Mais entre les villages, il n’y a pas de transport public utilisable pour une journée de visite : il faut un vélo, et alors la boucle devient une vraie sortie sportive, avec du dénivelé. Vérifiez les horaires du jour avant de partir, ils changent selon les jours de la semaine.

Une journée complète permet de faire les sept étapes sans courir. Si vous n’avez qu’une demi-journée, prenez Oingt, Theizé et Bagnols : les trois sont proches les uns des autres et donnent déjà une idée juste du secteur.


Au retour à Lyon

Les Pierres Dorées se glissent très bien dans un séjour lyonnais : on part après le petit-déjeuner, on est rentré pour l’apéritif. Si la pierre jaune vous a plu, notre balade dans les Monts d’Or explore le même calcaire beaucoup plus près de la ville, à un quart d’heure de voiture.

Et si vous comptez pousser jusqu’aux domaines la prochaine fois, une chose change vraiment l’expérience : savoir ce qu’on va goûter avant d’arriver. Le Beaujolais, c’est d’abord un cépage et une histoire mouvementée, que raconte notre article sur le gamay, et notre parcours de visite se fait dans des caves voûtées du quartier Guillotière, à Lyon même. Une heure passée à comprendre comment un sol calcaire se retrouve dans un verre, et la dégustation au domaine n’est plus la même conversation.